Frédéric Lucas  Plasticien
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Né le 7 octobre 1966 à Rochefort-sur-mer (17), Frédéric Lucas arrète ses études à l'age de 19 ans et décide d'entreprendre des voyages qui le mèneront successivement en Italie, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. C’est à Los Angeles qu’il commence à peindre. Il se dirige alors vers un travail introspectif très axés sur la recherche de matières. En 1997, de retour en France, il se consacre à des explorations plastiques en toute liberté n’effectuant que de trés rares expositions. Aprés avoir ainsi laissé mûrir son travail, cet artiste autodidacte décide d'y consacrer plus de temps et tend à exposer ses oeuvres plus régulièrement. Depuis octobre 2007, Frédéric Lucas vit et travaille à proximité de Bordeaux.

  "Il ne m'est pas très facile de parler de ma démarche d'un point de vue purement intellectuel car je me fie principalement à mon instinct, laissant une place non négligeable au hasard et ce parfois jusqu'au choix du sujet. Lors de la réalisation plastique l'accident se trouve même sollicité, ne serait-ce que par l'utilisation de ma technique de "décollage à chaud".
Mes sources figuratives sont "volées" dans des magazines, des prospectus publicitaires et bien sûr, dans l'inévitable espace internet. Cette profusion d'informations et d'images me fascine de par sa dimension d'infini tout en me laissant une impression de futilité, de vulgaire abondance, comme quelque chose de vain...ce Tout devient le Rien.
C'est sans doute l'un des sentiments exprimés dans le diptyque "Big and little mess" où s'opposent, entre autre, dans un mouvement de dualité- non dualité, le plein et le vide.
Les images utilisées dans mon travail actuel sont principalement tirées de photos de groupes, de manifestations, d'orgies, d'émeutes et autres foules. Le magma humain se trouve ainsi au centre de mon questionnement sur l'aventure humaine et son éventuelle finalité.
Du travail de la matière résulte souvent une iconographie usée, à la texture écaillée, qui tend à évoquer la fragilité, provoquant un doute quant à la pérennité de ces oeuvres qui semblent s'émietter. Cet aspect précaire représente sûrement un clin d'oeil moqueur à nos désirs de conservation et d'éternité..."
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